Juin : le mois des examens
Lire la suite
 
 
 
  Mai10 Réforme des retraites et inégalités territoriales
Lire la suite

 
  Avr10 Développement économique de la Plaine VS création d’emplois pour la population locale
Lire la suite

 
  mars10 - Lutter contre le chômage des jeunes.
Lire la suite

 
   
  Drame de la Courneuve: tristesse et réactions des socialistes du territoire
 


Vous pouvez lire ci-dessous :

- "Notre colère et nos exigences"
Réaction des socialistes de la Courneuve

- Réaction de la Fédération PS de la Seine-Saint-Denis
par Bernard Vincent, élu communautaire délégué de Plaine commune et Maire-Adjoint d'Aubervilliers en charge de la prévention sécurité


Vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien en bas de page:

- Article "L'exploitation Sarkosienne du drame des 4000", paru dans Libération du 23 juin
par Daniel Goldberg, Vice-Président de Plaine Commune, Conseiller régional, président du groupe des élus PS de la Courneuve
et stéphane Troussel, Conseiller général de la Seine-Saint-Denis, Maire-Adjoint de la Courneuve, secrétaire de la section PS de La Courneuve. 




                                                      Déclaration des Socialistes de La Courneuve:

COURNEUVE SOCIALISTE

Parti Socialiste • 9. avenue Victor Hugo - BP 134 - 93123 La Courneuve Cedex - Tel.: 01 48.37.05.88 internet.fr JUIN 2005


                                                                     Notre colère et nos exigences

La mort de Sidi-Ahmed survenue dimanche 19 juin au bas de l'immeuble Balzac est insupportable. C'est d'abord à lui, à ses parents, à sa famille, à ses amis que nous penssons. Nous voulons leur dire notre émotion et notre peine et leur transmettre nos condo­léances. La foule était nombreuse et recueillie mardi 21 juin lors de la marche silencieuse organisée par les parents d'élèves et les enseignants du groupe scolaire Joliot-Curie. Dans la dignité, elle a rendu un hommage émouvant et témoigné de la douleur ressentie par toutes les familles de La Courneuve.

Nous voulons faire entendre notre colère.

Comment notre société, notre Etat de droit, notre République ont-ils pu en arriver là'? Comment un gamin de 11 ans a pu perdre la vie en lavant le véhicule de son père en bas de son immeuble à cause d'« une balle perdue » ? Comment se peut-il que des armes circulent librement à quelques kilomètres de la capitale où les moyens de l'appareil d'État sont concentrés '? La violence, les armes en libre circulation, les réseaux mafieux organisés, c'en est assez !
Ce drame est venu rappeler brutalement que la bataille contre l'insécurité et la violence est loin d'être gagnée, du fait de quelques individus qui ont choisi de soumettre toute vie tranquille à leur seule volonté. La misère n'excuse en rien ces comportements.

Si ce quartier n'est pas à l'abandon, c'est notamment grâce à une présence forte des services publics et de leurs personnels qui agissent tout au long de l'année (écoles, centres de loisirs, centre de santé, OPHLM, crèche, caisse d'allocations familiales, centre de sécurité sociale, trésor public, ... ).

C'est aussi grâce aux habitants qui, dans leur très grande majorité, vivent dans la dignité et le respect des autres. Au vu des difficultés sociales de très nombreuses familles, de chômage, des problèmes pour se nourrir, se loger, nous sommes fiers de la population de La Courneuve. Et c'est ce respect et cette dignité que nous attendons comme réponse à ce drame.

Car, si les 4000, ce n'est pas « Chicago », chacun sait l'ampleur des problèmes de la vie quo­tidienne. Des habitants et des agents des services publics agressés, des personnels de la crèche qui ne peuvent pas faire jouer les enfants dans le jardin de l'établissement, des services publics et des associations cambriolés,... et pendant ce temps le commissariat de la ville est resté sans commis­saire titulaire pendant plusieurs semaines, avec des effectifs réduits d'une cinquantaine d'agents, une antenne de police dans le quartier qui ne peut pas ouvrir faute d'installation téléphonique. Pourtant, les Ministres de l'Intérieur successifs depuis 2002 se sont obstinés à nous présenter des chiffres de la délinquance à la ...baisse !

Les enquêteurs de la police judiciaire sont présents en ce moment dans la cité pour retrouver l'arme qui a tué et son propriétaire. Pourtant, cela fait des mois, des années même que les trafics, les réseaux mafieux organisés à Balzac sont connus de tous - services de police, services de justice, fisc - cela fait des mois que nous tirons la sonnette d'alarme sur les problèmes d'insécurité sans qu'aucune réponse ne soit apportée à la hauteur de la gravité de la situation


                                                                                             Assez !

Nous en avons assez d'attendre les effectifs de police qui ne viennent pas et qu'il faut sans cesse réclamer !
Nous en avons assez de devoir négocier chaque année quelques postes en plus d'enseignants, d'in­firmières scolaires ou d'assistantes sociales !
Nous en avons assez de quémander le maintien des subventions pour organiser des activités asso­ciatives ou du soutien scolaire !

Que Nicolas Sarkozy, Ministre de la République, vienne présenter ses condoléances à la famille endeuillée, cela nous paraît légitime et normal. Qu'il juge indispensable de le faire avec micros et caméras de télévision pour répéter son show médiatique habituel, c'est indécent et indigne de la situation.

En outre, le Ministre de l'Intérieur a tenu des propos inacceptables. Il ne s'agit pas pour nous de nier ou de minimiser les réalités violentes. Mais en déclarant « nous allons nettoyer ait propre comme titi figuré, la cité des 4000 », il utilise consciemment un vocabulaire indigne d'un élu de la République. Parlerait-il ainsi de Neuilly-sur-seine ? Les mots qu'il a employés ne sont pas destinés aux habi­tants de La Courneuve mais aux téléspectateurs qui le regardent au journal de 20H sur leur poste de télévision aux 4 coins de la France. Il a ajouté « nous resterons ici le temps qu'il faudra ».
Mais de quoi parle-t-il ? « Ici », c'est un quartier de la République Française. Il ne s'agit pas d'y être présent le temps de « rétablir l'ordre ».

La République doit y assurer sa présence en permanence et faire concrètement et mettre en pratique ses valeurs de Liberté, d'Égalité, de Fraternité placées au fronton de ses écoles.

Ici, c'est du respect et de la dignité que nous exigeons. Ici, il y a des femmes et des hommes qui se mobilisent, qui étudient, qui réussissent, des jeunes qui sont créateurs au moins autant qu'ailleurs, des salariés qui font la richesse de ce pays, des personnes âgées qui veulent prendre toute leur place et aspirent à vivre dans la tranquillité.

Alors, pour le reste de vos propos et vos objectifs annoncés aux caméras, chiche Monsieur Sarkozy, nous vous prenons au mot ! Droit à la sécurité pour une vie tranquille dans les quartiers, moyens pour l'École (enseignants, soutien scolaire, médecine scolaire, réseaux d'aide,...) et pour la protec­tion Judiciaire de la Jeunesse, lutte résolue contre le chômage qui ne crée pas des salariés " jetables ", droit au logement, accès à la santé, lutte contre les discriminations, ... voilà ce que nous voulons voir changer au quotidien.

Comme élus, comme responsables politiques, comme militants, nous sommes prêts à assumer nos responsabilités et nous avons des propositions d'action (Gardes urbains, Projet Éducatif Local, actions d'insertion et d'emploi,...). Nous sommes disposés à bousculer au niveau local, départemental ou régional tous les obstacles, toutes les lenteurs, toutes les pesanteurs qui empêchent d'agir.

Mais que l'Etat assume aujourd'hui ses responsabilités



  
                                                                       Communiqué de la Fédération PS du 93:

Le Pré Saint-Gervais, le 24 juin 2005


La violence des propos du ministre de l’Intérieur à l’égard des habitants de notre département se situe dans la continuité de son action depuis 2002, qui s’est caractérisée avant tout par une forte agitation et des effets de communication. Mais la violence des mots ne remplacera jamais l’efficacité des actes politiques. Contrairement à ce qu’affirme le ministre, le travail de la Police nationale n’est certainement pas de « nettoyer » mais d’identifier et d’appréhender les quelques individus qui, dans notre département, polluent la vie de milliers de personnes. Il est aussi de permettre à la justice, à l’abri des pressions et des caméras, de juger et de sanctionner équitablement et en toute sérénité les coupables.

On peut s’interroger sur ce ministre qui semble découvrir la situation de notre département et qui, depuis sa première prise de fonction en 2002, n’a jamais su donner les  moyens adaptés aux fonctionnaires de police afin de leur permettre d’exercer dans de bonnes conditions leur tâche. Une tâche qui est particulièrement ardue en raison la situation difficile de notre territoire. Non seulement ce ministre ne permet pas à « ses » fonctionnaires de faire face à la situation locale, mais il s’emploie aussi à « casser »  les autres leviers d’action visant à améliorer cette situation. En effet, derrière les  effets d’annonce, se révèle dans les actes politiques son peu d’intérêt avéré vis-à-vis de la nécessaire et complémentaire action à mener dans le domaine de la prévention, puisqu’il vient de renoncer à la loi sur les politiques de prévention que lui-même et M. de Villepin avaient pourtant si souvent annoncé.

Les socialistes de Seine-Saint-Denis regrettent amèrement de telles décisions, qui s’ajoutent  à la constante diminution des moyens que le gouvernement accorde à la politique de la ville et en particulier à la DIV. Ces agissements et ces décisions politiques nous interrogent sur la réelle volonté des gouvernements  de droite de donner à notre département les moyens nécessaires pour permettre aux habitants et aux fonctionnaires de bien vivre ensemble.

Depuis plus de trois ans, les élus socialistes ne cessent d’interpeller les autorités à propos, entre autres, des moyens de la Police nationale et de la justice en Seine-Saint-Denis qui ne sont clairement pas à la hauteur des nécessités. Notre département, est en droit d’attendre autre chose que des déclarations et des promesses sans lendemain. Il ne doit plus être sacrifié et doit urgemment bénéficier de véritables moyens lui permettant de répondre à une ambition qui reste possible et qui doit être partagée: celle du bien vivre ensemble en Seine-Saint-Denis !

Les élus socialistes de Seine-Saint-Denis vont solliciter une rencontre avec le Premier ministre, afin de porter à  sa connaissance la réalité de notre département et lui demander d’apporter enfin, au nom de l’Etat,  les réelles réponses sous forme d’actes politiques qu’attendent depuis trop longtemps les habitants, les policiers et l’appareil judiciaire.


                                                                                      Bernard Vincent, délégué Fédéral




Article Libération 23062005.doc

 
Le territoire de Plaine Commune est plein d'espoir et de potentiels, véritable chance pour les huit villes qui le compose et la population qui y vit.
Ce site vous propose de faire connaissance avec les élus et responsables socialistes engagés dans le travail de la communauté d'agglomération. Nous avons souhaité qu'il soit le plus interactif possible. Alors n'hésitez pas à nous contacter, nous sommes à votre écoute et à votre disposition.
 
communauté d'agglomération, conseiller regional, Ile de France,conseiller general, conseillers municipaux, EPCI, collectivité territoriale, PS, SCOT, coupe du monde, violences urbaines, stephane prive, jacques monzauge, daniel goldberg, nicole riou, bruno le roux, armand atlan, farid ouallouche, rose gomis, bacar soihili, christian pernot, michel fourcade, didier desnoues, bernard vincent, logement social
 
Stéphane Privé
Président du groupe socialiste
de Plaine Commune