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Face à l’urgence de réduction des risques écologiques encourus par la planète, Nicolas Sarkozy a convoqué l’année dernière un Grenelle de l’environnement. Mais on en attend encore les mesures concrètes au-delà de quelques effets d’annonce sur le financement des transports en commun dans les quartiers populaires.
La lutte contre les pollutions pour une meilleure qualité de vie est affaire de volonté ; elle doit être au cœur des politiques d’aménagement du bassin de vie « Plaine Commune ». Les questions d’environnement doivent être au cœur des politiques de solidarité.
Comment améliorer la qualité de vie dans des quartiers où trop d'habitants sont en difficulté sociale, quand on continue par ailleurs de construire des logements collectifs au bord d’axes autoroutiers ? Pourquoi accepter l’installation d’antennes relais pour téléphonie mobile sur le toit des immeubles de logements sociaux quand dans le même temps des citoyens mobilisés obtiennent - à juste titre - leur déplacement en raison du risque sanitaire encouru ? Se préoccupe-t-on vraiment des problèmes sanitaires liés aux délestages du kérosène des avions circulant dans les nombreux couloirs aériens au-dessus de nos villes ? Ne faudrait-il pas évaluer de plus près les conséquences environnementales liées à la construction d’immeubles de grande hauteur (tours) rendue parfois nécessaire pour équilibrer financièrement des opérations d’aménagement utiles par ailleurs ?
Dans le milieu urbain très dense qui caractérise le territoire de Plaine Commune, les espaces verts constituent-ils réellement de véritables espaces de respiration aussi nécessaires à la qualité de vie qu’à la santé des habitants ?
L’histoire industrielle du territoire intercommunal nous enseigne que les pollutions sont souvent supportées par les habitants des quartiers populaires, comme une injustice de plus… Nous devons donc être vigilants pour réparer les erreurs passées et garantir aux générations futures qui grandissent dans les quartiers, un environnement de qualité nécessaire à leur plein épanouissement. La question est grave ; elle n’est pas affaire d’opportunisme politique, mais de simple responsabilité pour l’avenir. Stéphane Privé Président du groupe des élus socialistes
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