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Les experts sont formels : la température moyenne de notre planète va continuer de s’accroître durant les 50 ans à venir. La conférence de Copenhague visait à faire adopter par les Nations des mesures permettant de contenir le processus de réchauffement en deçà de deux degrés pour éviter une crise écologique porteuse de nouveaux conflits, nouveaux problèmes humanitaires, nouveaux replis, nouvelles inégalités, ... Un accord engageant en particulier les deux plus grandes puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis, n’a pu être trouvé à la hauteur des espoirs. Les enjeux climatiques révèlent en effet des tensions géopolitiques. Gageons que le rendez-vous en janvier prochain permettra de relancer le processus.
Comment en effet concevoir que les efforts seraient supportés par les pays les moins riches, alors même que leurs populations devraient subir le plus les conséquences des dérèglements climatiques ? Il y a-là une contradiction injuste et irresponsable. Certes les pays en voie de développement sont aussi des contributeurs directs au réchauffement climatique. Mais les pays riches ont une responsabilité historique en raison de l’ancienneté de leur production de dioxyde de carbone à grande échelle.
Copenhague aurait pu être l’amorce d’un nouveau type de solidarité internationale refondant les relations économiques entre le Nord et le Sud sur de nouvelles bases. La bataille pour l’environnement ne peut se gagner en effet qu’en mettant en place des politiques globales intégrant plusieurs dimensions à différents niveaux d‘intervention, y compris à l’échelon des villes. Plaine Commune avait signé la Charte des Droits de l’Homme dans les Villes qui s‘oppose notamment aux conditions indignes d’emploi et contre le travail des enfants ; le Conseil communautaire a voté en décembre un vœu pour soutenir les objectifs de la conférence de Copenhague à l’échelle des villes. C’est une cohérence que le groupe des élus PS communautaires soutient. Il est en effet indispensable de ne pas dissocier la lutte pour l’environnement et la lutte contre les inégalités sociales. Beaucoup de choses sont et peuvent être accomplies encore dans ce sens à l’échelle du bassin de vie intercommunal.
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