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L’instauration d’un système de retraite par répartition au lendemain de la Seconde Guerre mondiale fait partie des acquis auxquels les salariés sont très fortement attachés, à juste titre. Cette solidarité nationale intergénérationnelle constitue un progrès social qui a largement contribué à l’amélioration des conditions de vie des seniors et à l’allongement de l’espérance de vie. Une enquête récente indique que l’âge où nos concitoyens sont le plus heureux se situe entre 60 et 70ans. La retraite constitue enfin un temps choisi pour profiter de la vie et transmettre son expérience.
Or, la « réforme » voulue par le Gouvernement Sarkozy/Fillon tend à casser ce système vertueux au motif notamment de l’allongement de l’espérance de vie et du déficit d’actifs par rapport au nombre de retraités. La conséquence serait alors que le système par répartition ne pourrait plus être financé si ce n’est aux dépens d’un déficit aggravé des caisses de retraites, et ce dans le cadre d’une logique de fuite en avant irresponsable. Deux des solutions avancées par la Droite seraient de retarder l’âge légal du départ à la retraite tandis que les retraités accepteraient de diminuer leur niveau de pension…
Si ces mesures étaient mises en œuvre, ce sont une fois de plus les catégories sociales les moins riches, notamment les familles qui vivent dans les huit villes de la Communauté d’agglomération, qui en payeraient les conséquences très directement en tant que salariés actifs ou retraités, ou/et en charge de parents âgés.
Le débat sur la pérennité du financement du système par répartition doit donc défendre des principes fondamentaux, en particulier celui du maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et celui de garantir un niveau de pension décent pour chaque retraité.
La question de la solidarité nationale vis-à-vis des personnes en « grand âge » ou/et en perte d’autonomie doit être posée. L’accompagnement des plus anciens représente un coût important que les familles seules ne peuvent souvent pas assumer.
Vieillir dans la dignité fait aussi partie des droits fondamentaux. Avoir accès à des soins de qualité tout au long de sa vie en constitue une condition essentielle. Or, une récente étude portant sur six villes de Plaine Commune confirme le déficit d’offre de soins notamment en soins spécialisés. Cette inégalité territoriale doit donc aussi être prise en compte à sa juste mesure.
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